BOTTEX, Jean-Baptiste
Bienheureux LA FORCE
NAISSANCE : le 26 décembre 1749 à Neuville-sur-Ain (Ain);
PERE : Mamert BOTTEX, notaire royal
MERE : Anne MONTAGNAT
BAPTEME : le 28 décembre 1749 à Neuville-sur-Ain
PARRAIN : Jean-Baptiste Montagnat, bourgeois d'Amberieux-en-Bugey,
aïeul
MARRAINE : Claudine Bottex, tante
ETUDES : Au Collège de Bourg;
Séminaire Saint-Irénée à Lyon, (Rhône);
Doctorat en théologie Université de Valence 7 mai 1772
ORDINATIONS : Tonsuré le 31 mars 1770; minoré le 9 juin
1770;
Sous diacre le 19 décembre 1772;
diacre le 5 juin 1773).
Prêtre le 19 ma1774
.
ACTIVITES : Professeur de logique puis de physique au séminaire
Saint-Irénée en 1772 et 1773.
Vicaire de Saint-Jean-Le-Vieux (Ain);
Curé de Neuville-sur-Ain (Ain) 13 juillet 1775.
Député aux Etats-généraux puis à
l'Assemblée Nationale.
Refuse le serment à la séance de l'Assemblée
du 4 janvier 1790
Après la dissolution de la Constituante reste à Paris
et se retire au séminaire des Missions étrangères
ARRESTATION : Arrêté dans la nuit du 14 au 15 août
au séminaire des Missions étrangères
“Dans la nuit du 14 au 15 août, ils eurent une
alerte des plus vives. A onze heures du soir, une bande de fédérés,
de gardes nationaux, de Marseillais heurtèrent à la porte donnant
sur la rue du Bac. Tout le monde dormait dans la maison, le concierge, probablement
très effrayé, ne répondait rien; les émeutiers
s'irritaient, quelques voisins les excitaient, un locataire craignant leur
colère se leva et les fit entrer dans la première cour. La grille
était fermée, elle fut forcée; le portier, saisi à
moitié vêtu, fut sommé, sous peine de mort, de déclarer
si deux personnes qu’on lui nomma étaient dans la maison, et dans
quel endroit elles étaient cachées; il répondit que
les deux personnes en question lui étaient absolument inconnues
et qu’elles n’étaient jamais venues au Séminaire.
"Alors, fit l’un des interrogateurs, conduis-nous au supérieur"
Celui ci était couché, sa porte fermée à clef
fut enfoncée, les pillards entrèrent et s'approchèrent
du prêtre, le menaçant de leur sabre et demandant toujours les
deux hommes en question. M. Hody leur répondit
"fort tranquillement que les deux messieurs qu' ils cherchaient n'étaient
pas dans la maison et que même ils lui étaient inconnus".
Ils insistèrent. M. Bilhère, qui avait toutes les clefs, les
invita à le suivre, leur montra d'abord plusieurs chambres inoccupées,
puis les conduisit chez un pensionnaire, M. Bottex, curé du diocèse
de Lyon, ancien député de l'Assemblée constituante. Averti
quelques minutes avant, M. Bottex s’était, croyait-il, débarrassé
de tous ses papiers compromettants, brochures et livres anti-révolutionnaires,
malheureusement, il avait oublié sur sa table une lettre d'un émigré.
Cette lettre fut aperçue, lue à haute voix, et aussitôt
le prêtre fut garrotté et emmené à la Force où
il fut massacré.
Dans les autres chambres les inquisiteurs ne trouvèrent
rien de suspect; mais ils reprochèrent vivement au supérieur
d’avoir souffert dans la maison un homme aussi dangereux que celui qu’ils
venaient de prendre”
INCARCERATION : à la Force le 15 août
DATE MARTYRE : le 3 septembre à La Force il est absous par le
tribunal et il est conduit jusqu'à la porte; prié de prêter
le serment devant le monceau de cadavre, il refuse et est massacré
sur place
BIBLIOGRAPHIE : - J. Grente : "Les martyrs
de septembre 1792 à Paris", Téqui Paris 1926, pages 228
à 231 et 272
- Abbé Charles Demanthon
: “L'Abbé J.B. Bottex” Paris Lyon V. Lecoffre 1903 XXXV
402 pages, portrait en frontispice
- Weber : Mémoires
Tome II p. 255
- Maton de Varenne : “Histoire
des événements qui ont eu lieu en France" .1792 (p 398)
- A. Launay: “Histoire
générale de la Société des Missions-etrangères”
Téqui Paris 1894 Tome II page 276
ICONOGRAPHIE : Estampe dessin de Moreau (B.N. coll Dejabin
Na 42)
DATE MISE A JOUR : 23 juin 2004